FOCUS 3 : interview de reconverti accompli !

Ancien Gendarme Adjoint Volontaire (GAV), Yohan Hospital réalise un beau parcours chez SNCF : recruté comme Agent de Sûreté ferroviaire, il est aujourd’hui Référent recrutement national.

Son parcours est riche d’une transition professionnelle réussie.

Que faisiez-vous en gendarmerie ?

J’ai été Gendarme Adjoint Volontaire (GAV) à 19 ans, j’aimais le sport, le travail en équipe et le fait de devenir indépendant financièrement. En tant que GAV, j’ai travaillé 4 ans en Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) à Hirson dans les Hauts-de-France. Nous étions une petite équipe de 12 donc j’étais projeté constamment sur le terrain prêt à intervenir.

Comment s’est déroulée votre transition professionnelle ?

Un an avant la fin de mon contrat, j’ai réalisé un point d’étape au Bureau de la reconversion de ma région afin d’avoir un autre projet que la réussite au concours de sous-officier de gendarmerie. Je voulais continuer à travailler dans le domaine de la sûreté car j’avais clairement trouvé ma voie. Le service m’a aidé à préparer ma candidature et a répondu à mes interrogations relatives à la vie civile.

Après avoir passé le concours de gendarmerie deux fois, j’ai postulé pour être Agent de Sûreté ferroviaire au sein de SNCF à la Sûreté Générale (SUGE) sur les conseils d’un collègue. J’ai réussi avec succès les tests psychotechniques, l’épreuve de groupe ainsi que les différents entretiens. Je suis rentré chez SNCF en tant qu’Agent de Sûreté ferroviaire et après avoir suivi la formation, j’ai été affecté à Goussainville dans le Val d’Oise. Mon travail consistait à surveiller, verbaliser, interpeller si besoin ; j’étais constamment sur le terrain  en contact avec du public, tout comme au sein du PSIG.

Si je n’avais pas anticipé et réfléchi à mon avenir, j’aurais pu me retrouver sans emploi à la fin de mon contrat de GAV alors que j’avais envie de rester dans la sûreté et la gestion de conflit. Mon expérience en gendarmerie m’a fait évoluer physiquement et mentalement, j’ai beaucoup gagné en maturité.

Quelle évolution avez-vous fait au sein de la SNCF ?

Trois ans après mon recrutement, j’ai passé un examen en interne pour devenir manager et je suis donc devenu Dirigeant de Proximité sur le site d’Aulnay-sous-Bois, puis sur celui de Roissy. J’avais sur ce poste un volet management important puisque je devais gérer une équipe de 25 agents. Je réalisais notamment le planning, l’organisation des missions de chacun et participais aussi aux comités locaux de Sûreté et Prévention Délinquance de la commune. Ce premier changement de poste au sein de l’entreprise m’a fait comprendre qu’il est très important de diversifier ses expériences professionnelles afin de découvrir d’autres métiers plus fonctionnels.

C’est ainsi que j’ai réalisé en interne une nouvelle transition professionnelle vers un domaine purement RH en devenant Référent national de recrutement. Aujourd’hui mes missions consistent à : gérer le relationnel avec les partenaires extérieurs (gendarmerie, police, pompiers, fédérations sportives, etc.), assurer l’attractivité du métier, animer le réseau interne des chargés de recrutement et adapter le process de recrutement. J’apporte une véritable expertise grâce à mon expérience antérieure sur le poste d’Agent de Sûreté ferroviaire. Il faut savoir que nous recevons neuf à dix mille candidatures par an pour approximativement 200  signatures de contrat.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce que vous faites aujourd’hui ?

J’aime découvrir l’univers de direction, les thématiques liées au code du travail, l’organisation et l’aspect décisionnel ce qui me permet de connaître l’envers du décor. J’apprécie aujourd’hui d’être sur un poste avec une vision à moyen et long terme contrairement à un métier purement opérationnel, où le travail se fait au jour le jour.  Ce type de poste permet de prendre du recul dans l’objectif de réaliser une analyse globale.

Je suis passé d’Agent de Sûreté ferroviaire à Dirigeant de Proximité pour  être aujourd’hui Référent recrutement national au sein de la même société et, chaque poste a été enrichissant. En parallèle, je suis formateur pénal occasionnel depuis 2015 grâce à une formation interne sur la sûreté et la pédagogie.

Quels sont vos conseils pour des gendarmes en transition professionnelle ?

Il faut s’engager dans une direction à 200%, oser, avoir conscience des compétences qu’on a développées en gendarmerie, miser sur la personnalité et le savoir-être. La valeur du respect est recherchée par un employeur tout comme la capacité d’adapter sa communication dans l’exercice de ses fonctions. Le savoir-être militaire est plus important que le savoir-faire opérationnel selon moi puisque la formation permettra d’apprendre son futur métier.

Il ne faut pas hésiter à solliciter des contacts (professionnels et personnels) qui peuvent donner de l’information et des conseils. Il s’agit aussi et surtout de planifier ses actions pour anticiper les concours, ses candidatures mais aussi prévoir des plans B.

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