Figaro – Plongée avec les gendarmes du C3N au cœur du « dark net »

Le 21 janvier, le magazine Figaro.fr a consacré un article au travail des enquêteurs du C3N. En effet, lors du voyage presse au centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N), les journalistes ont notamment pu découvrir le « dark net » aussi appelé « deep web » ou encore « web abyssal » aux côtés des enquêteurs du C3N.

Le « dark web » est un univers souterrain constitué de milliers de pages non indexées par les moteurs de recherche classique. Sur ces pages on retrouve de nombreux objets illicites : armes, drogues, faux papiers, tout y est répertorié …

Comme pour le commerce sur internet, la concurrence est rude sur le darknet et la réputation d’un commerçant est fondée uniquement sur le taux de satisfaction que son site affiche au travers des commentaires clients. Ceux qui restent en ligne longtemps, affichent un score maximum, les autres disparaissent rapidement. Enfin, comme à la Bourse le prix de la marchandise varie en fonction de la rareté et de l’humeur du vendeur.

L’une des principales missions du C3N est de mener des investigations sur les piratages informatiques d’ampleur et les escroqueries massives notamment sur le dark net. Le but de cette unité est de s’attaquer au haut du spectre afin de démanteler des réseaux entiers comme le fait le FBI ou encore Europol.

Et malgré de grands démantèlements les usagers du « dark net » continuent de se rendre sur le réseau Tor afin d’être anonymisé lors de leurs navigations. En effet, à chaque connexion, l’adresse IP change une demi-douzaine de fois et emprunte un chemin intraçable avant d’arriver sur le darknet ce qui rend très difficile l’authentification. C’est pourquoi le C3N met en synergie toutes ses forces sur ses affaires complexes qui présentent malheureusement un faible taux d’élucidation notamment par le temps d’investigation qu’elles demandent.

En effet, actuellement les enquêteurs du C3N ont la possibilité de naviguer sous pseudo dans les affaires liées aux atteintes sur mineurs, au terrorisme, aux trafics d’espèces protégées ou encore aux filières de faux médicaments… Le texte sur la réforme de la justice, appelé à être adopté en séance plénière à l’Assemblée devrait leur permettre d’étendre leurs investigations en proposant d’enquêter « sous couverture » pour mieux investir le darknet et ainsi neutraliser les nouveaux hébergeurs.

Pour en savoir plus sur les investigations du C3N n’hésitez pas à lire l’article du figaro.

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